Oeil et médicaments
Vous souffrez d’irritation oculaire, de photosensibilité anormale (difficulté à supporter la lumière) ou de troubles visuels récents que vous suspectez d’être en rapport avec un traitement que vous prenez ? Cela est possible ! Les effets secondaires ophtalmologiques de médicaments pris par voie générale sont principalement de type irritatifs ou visuels. La plupart du temps, ils sont précoces, bénins et transitoires, disparaissant à l’arrêt du traitement. Mais il existe également des effets secondaires tardifs, qui passent au départ inaperçus, et se révèlent plus tard irréversibles. Les médicaments les plus fréquemment utilisés et responsables d’effets secondaires ophtalmologiques sont le Roaccutane®, les pilules contraceptives, les chimiothérapies, les corticostéroïdes, les psychotropes (anxiolytiques, antidépresseurs), les antibiotiques antituberculeux et antipaludéens de synthèse (Plaquenil).
Sommaire
Les caractéristiques des effets secondaires médicamenteux
Dans tous les cas, les conséquences affectent concomitamment les deux yeux, avec une corrélation parfaite entre la prise médicamenteuse et les effets visuels ou irritatifs, prouvant leur imputabilité.
- Les phénomènes aigus et graves sont rares : il s’agit principalement de la toxidermie médicamenteuse, dont le pronostic immédiat est vital. Les complications oculaires sont des séquelles de la toxidermie médicamenteuse.
- A un moindre degré de gravité, le glaucome aigu par fermeture de l’angle est aussi une manifestation aiguë, qui est réversible avec traitement et ne laisse pas de séquelle visuelle lorsqu’il est traité à temps.
- Les effets irritatifs sont principalement causés par une sécheresse oculaire, qui est plus ou moins incommodante mais reste bien souvent bénigne et réversible à l’arrêt du traitement.
- Les effets visuels précoces (qui se manifestent dès les premières prises) sont principalement liés à des dysfonctionnements de la réfraction (difficultés de mise au point des images). Ils sont également bénins et réversibles à l’arrêt du traitement.
- Les effets visuels tardifs et chroniques qui s’installent à bas bruit sont souvent plus préoccupants, puisqu’ils peuvent progresser sans que l’on s’en aperçoive et être découverts à un stade déjà avancé. Ils font en général intervenir des mécanismes de toxicité rétinienne ou neurologique, conduisant à une baisse permanente de l’acuité visuelle, voire irréversible.
- Enfin, certains effets secondaires ne sont jamais perçus par le patient, mais observés uniquement par l’ophtalmologiste. En l’absence de conséquence sur l’œil ou la fonction visuelle, ils ne nécessitent aucune surveillance ni précaution.
EFFETS SECONDAIRES | MECANISME | MEDICAMENTS INCRIMINES |
---|---|---|
Toxidermies médicamenteuses | Allergique | Allopurinol, Sulfamides anti-bactériens, Névirapine, Carbamazépine, Oxcarbazépine, Phénobarbital, Phénytoïne, Lamotrigine, oxicams, inhibiteurs de la pompe à protons |
Glaucome aigu par fermeture de l’angle irido-cornéen | Blocage pupillaire après avoir pris un médicament à effet mydriatique | Atropine, Scopolamine, antidépresseurs imipraminiques, neuroleptiques anti-émétiques à effet anti-H1, Loxapine, Pimozide, Phénothiazine, Prométhazine Alimémazine, Doxylamine, Néfopam, inhibiteurs de la recapture de la sérotonine, Disopyramide, Flavoxate, Solifénacine, Trospium, Toltérodine, Oxybutynine, Ipratropium, Tiotropium, Tienomium, Clidinium, Bipéridène, Tropatépine, Trihexyphénidyle, Mémantine, Adrénaline, Noradrénaline, Naphazoline, Oxymétazoline, Tuaminoheptane, Bupropion, Sibutramine, Méthylphénidate, Midodrine, Lévodopa, topiramate |
Sécheresse oculaire | Diminution de la sécrétion lacrymale, blépharite avec instabilité lacrymale | Roaccutane®, pilules contraceptives, bêtabloquants, lithium, certaines chimiothérapies, Atropine, Scopolamine, antidépresseurs imipraminiques, neuroleptiques anti-émétiques à effet anti-H1, Loxapine, Pimozide, Phénothiazine, Prométhazine Alimémazine, Doxylamine, Néfopam, inhibiteurs de la recapture de la sérotonine, Disopyramide, Flavoxate, Solifénacine, Trospium, Toltérodine, Oxybutynine, Ipratropium, Tiotropium, Tienomium, Clidinium, Bipéridène, Tropatépine, Trihexyphénidyle, Mémantine |
Troubles visuels précoces et transitoires | Action sur iris, pupille et corps ciliaire donnant des troubles de l’accommodation | Atropine, Scopolamine, antidépresseurs imipraminiques, neuroleptiques anti-émétiques à effet anti-H1, Loxapine, Pimozide, Phénothiazine, Prométhazine Alimémazine, Doxylamine, Néfopam, inhibiteurs de la recapture de la sérotonine, Disopyramide, Flavoxate, Solifénacine, Trospium, Toltérodine, Oxybutynine, Ipratropium, Tiotropium, Tienomium, Clidinium, Bipéridène, Tropatépine, Trihexyphénidyle, Mémantine, Adrénaline, Noradrénaline, Naphazoline, Oxymétazoline, Tuaminoheptane, Bupropion, Sibutramine, Méthylphénidate, Midodrine, Lévodopa, topiramate |
Action sur le cristallin et corps ciliaires | diurétiques, sulfamides, insuline | |
Les troubles visuels tardifs et chroniques | Dépôts cornéens (cornea verticillata) | Amiodarone (Cordarone), Hydroxychloroquine (le Plaquenil), Indométhacine, Ibuprofène, Tamoxifène |
Cataracte | Corticostéroïdes (Cortisone) | |
Œdème maculaire | Corticostéroïdes (Cortisone), Déferoxamine, Fingolimod (Gilenya) | |
Rétinopathie | Chloroquine, hydroxychloroquine (le Plaquenil), Tamoxifène, interférons Alfa 2a et 2b. | |
Neuropathie optique | Ethambutol, Isoniazide, Chloramphénicol, Streptomycine, Erythromycine, Déferoxamine, Interféron alpha, Chlorpropamide, Tacrolimus, Linézolide, Digitaline, Disulfirame, Ciclosporine A, Dapsone, Infliximab, Vincristine, Cisplatine, 5-Fluorouracil, Toluène | |
Glaucome chronique | Corticostéroïdes (Cortisone) |
Le glaucome aigu par fermeture de l’angle irido-cornéen
- Les médicaments ayant un effet mydriatique (qui dilatent la pupille) peuvent, chez des patients prédisposés (patients ayant une forte hypermétropie ou une cataracte avancée), provoquer un blocage de la pupille sur le cristallin, conduisant à une augmentation rapide et brutale de la pression intraoculaire : c’est le glaucome aigu par fermeture de l’angle.
Les médicaments pourvoyeurs de glaucome aigu par fermeture de l’angle irido-cornéen
- Les médicaments à effet agoniste de l’atropine : Atropine, Scopolamine, antidépresseurs imipraminiques, neuroleptiques anti-émétiques à effet anti-H1, neuroleptiques (Loxapine, Pimozide, Phénothiazine), Anti histaminiques anti-H1 (Prométhazine Alimémazine, Doxylamine), Néfopam (Acupan), inhibiteurs de la recapture de la sérotonine, Disopyramide, antispasmodiques de l’incontinence urinaire par impériosités (Flavoxate, Solifénacine, Trospium, Toltérodine, Oxybutynine), bronchodilatateurs (Ipratropium, Tiotropium), antispasmodiques antalgiques (Tienomium, Clidinium), antiparkinsoniens atropiniques (Bipéridène, Tropatépine, Trihexyphénidyle), Mémantine.
- Les médicaments à effets alpha sympatomimétiques : Adrénaline, Noradrénaline, vasoconstricteurs nasaux (Naphazoline, Oxymétazoline, Tuaminoheptane), amphétamine (Bupropion, Sibutramine, Méthylphénidate), hypotenseur artériel (Midodrine).
- La Lévodopa
- Le topiramate
La sécheresse oculaire
- Certains médicaments entraînent une sécheresse oculaire qui se manifeste par une sensation de picotements, de brûlure oculaire poussant à se frotter les yeux fréquemment comme pour se débarrasser d’un corps étranger coincé sous la paupière supérieure. Certains patients décrivent aussi une vision floue intermittente, une photophobie en journée et la perception de halos lumineux la nuit, voire une difficulté à supporter les lentilles de contact pour ceux qui en portent.
- Deux mécanismes conduisent à la sécheresse oculaire : l’insuffisance lacrymale et l’instabilité lacrymale. Dans le premier cas, les médicaments contribuent à diminuer la sécrétion des larmes. Dans l’autre cas, les larmes sont normalement fabriquées, mais les médicaments provoquent une inflammation des paupières (blépharite) qui favorise une évaporation trop rapide des larmes.
- Lorsque la sécheresse oculaire est sévère, elle peut se compliquer d’une kératite superficielle qui, en plus des symptômes précédents, va donner une douleur chronique et une photophobie.
Traiter la sécheresse oculaire due aux médicaments
- La plupart du temps, la sécheresse oculaire est bénigne et réversible à l’arrêt du traitement. L’ophtalmologiste prescrit des larmes artificielles pour hydrater les yeux autant de fois que possible selon la gêne du patient.
- En cas d’instabilité lacrymale, les soins des paupières à l’eau chaude diminuent la blépharite, ce qui améliore également l’hydratation de l’œil.
- En cas de kératite superficielle, l’application d’une pommade cicatrisante à la vitamine A aide à la cicatrisation de la cornée. Lorsque la kératite est sévère, la gêne du patient est accentuée. Il convient de réévaluer l’indication du médicament responsable ou de chercher une autre option thérapeutique.
Les médicaments pourvoyeurs de sécheresse oculaire
- Les médicaments les plus souvent incriminés dans la sécheresse oculaire sont : le Roaccutane, les pilules contraceptives, les agonistes de l’atropine (cf. glaucome aigu), les bêtabloquants, le lithium, certaines chimiothérapies.
Les troubles visuels précoces et transitoires
Ces médicaments agissent sur l’iris, la pupille et le corps ciliaire, ce qui perturbe l’accommodation, donc la capacité de mise au point de l’image et ce, dès les premières prises. Cependant ces phénomènes restent bénins et réversibles à l’arrêt du traitement.
Les médicaments pourvoyeurs de troubles visuels précoces et transitoires
- Les médicaments à effet agoniste de l’atropine (dilatent la pupille) : Atropine, Scopolamine, antidépresseurs imipraminiques, neuroleptiques anti-émétiques à effet anti-H1, neuroleptiques (Loxapine, Pimozide, Phénothiazine), Anti histaminiques anti-H1 (Prométhazine Alimémazine, Doxylamine), Néfopam (Acupan), inhibiteurs de la recapture de la sérotonine, Disopyramide, antispasmodiques de l’incontinence urinaire par impériosités (Flavoxate, Solifénacine, Trospium, Toltérodine, Oxybutynine), bronchodilatateurs (Ipratropium, Tiotropium), antispasmodiques antalgiques (Tienomium, Clidinium), antiparkinsoniens atropiniques (Bipéridène, Tropatépine, Trihexyphénidyle), Mémantine.
- Les médicaments à effets alpha sympatomimétiques (dilatent la pupille) : Adrénaline, Noradrénaline, vasoconstricteurs nasaux (Naphazoline, Oxymétazoline, Tuaminoheptane), amphétamine (Bupropion, Sibutramine, Méthylphénidate), hypotenseur artériel (Midodrine), la Lévodopa, le topiramate.
- Les médicaments cholinergiques (myotiques, resserrent la pupille) : Prostigmine, Pyridostigmine (Mestinon), Pilocarpine.
- Les médicaments qui modifient l’hydratation du cristallin et des corps ciliaires : Les diurétiques, sulfamides et l’insuline.
Les troubles visuels tardifs et chroniques
Ces effets sont dus à des atteintes chroniques et durables de la cornée, du cristallin, de la rétine ou du nerf optique.
La toxicité cornéenne
- La toxicité médicamenteuse cornéenne se manifeste principalement par des dépôts cornéens sous-épithéliaux (Cornea Verticillata) visibles uniquement par l’ophtalmologiste à l’examen.
- Elle est habituellement sans retentissement pour le patient. Dans de rares cas, le patient décrit des halos lumineux autour des sources lumineuses, mais très légers, ne nécessitant donc pas d’arrêt du traitement.
- Les principaux médicaments pourvoyeurs de Cornea Verticillata sont, l’Amiodarone, l’Hydroxychloroquine (le Plaquenil), l’Indométhacine, L’Ibuprofène et le Tamoxifène.
La toxicité cristallinienne
- Les baisses d’acuité visuelle liées au cristallin sont essentiellement dues à l’apparition d’une cataracte.
- Les principaux médicaments pourvoyeurs de cataracte sont les corticostéroïdes (Cortisone) pris de façon prolongée.
La toxicité rétinienne
- Les baisses d’acuité visuelle liées aux atteintes rétiniennes peuvent être dues à un œdème maculaire. Les corticostéroïdes (Cortisone), la Déferoxamine, et le Fingolimod (Gilenya) en sont les principaux pourvoyeurs.
- D’autres médicaments ont une toxicité directe sur les photorécepteurs de la rétine provoquant une rétinopathie. Il s’agit principalement des antipaludéens de synthèse (Chloroquine, Hydroxychloroquine), du Tamoxifène, et des Interférons Alfa 2a et 2b.
- Certaines de ces atteintes rétiniennes sont ressenties par le patient et d’autres non. Dans la mesure où ces complications ne sont pas toutes réversibles à l’arrêt du traitement, notamment Déferoxamine et Tamoxifène.
- Il apparaît fondamental de réaliser un bilan ophtalmologique avant initiation du traitement puis d’examiner régulièrement le patient pendant toute la durée du traitement.
La toxicité neurologique directe
- La toxicité des médicaments peut également endommager le nerf optique. Les principaux médicaments pourvoyeurs de neuropathie optique sont : les antituberculeux (Ethambutol, Isoniazide), les antibiotiques (Chloramphénicol, Streptomycine, Erythromycine), Déferoxamine, Interféron alpha, Chlorpropamide, Tacrolimus, Linézolide, Digitaline, Disulfirame, Ciclosporine A, Dapsone, Infliximab, les chimiothérapies (Vincristine, Cisplatine, 5-Fluorouracil), Toluène.
La toxicité neurologique indirecte
- Le nerf optique peut également être endommagé de façon indirecte, par le biais de l’augmentation de la pression intraoculaire due à la prise de corticostéroïdes (Cortisone) : c’est le glaucome chronique cortico-induit.
- Cette affection a la particularité d’être complètement asymptomatique, jusqu’à la toute fin de son évolution si elle n’est pas dépistée avant. Sans traitement, elle conduit à une cécité totale.
Les toxidermies médicamenteuses
- Il existe deux types de toxidermies graves : le syndrome de Lyell et le syndrome de Stevens-Johnson. Elles consistent en une réaction allergique médicamenteuse extrêmement sévère, qui détruit de façon très rapide et agressive les couches superficielles de la peau et des muqueuses. Ces affections très rares se caractérisent par l’apparition d’érosions muqueuses diffuses (touchant les yeux, la bouche, la gorge, les voies respiratoires et les parties génitales), associées à des cloques sur la peau. Ces bulles sous-cutanées recouvrent rapidement toute la surface du corps et décollent une peau qui tombe en lambeaux, comme celle d’un grand brûlé.
- Le risque à la phase aiguë est surtout vital, ce qui conduit le patient initialement en réanimation.
- Pour les yeux, le pronostic est lié aux séquelles après la guérison du patient : un syndrome sec sévère avec douleurs chroniques, des brides conjonctivales (petits accolements partiels entre la paupière et l’œil) ou un symblépharon (accolement total entre la paupière et l’œil). Ces deux complications limitent les mouvements de l’œil et des paupières, ce qui contribue à aggraver la sécheresse. On peut observer aussi des remaniements des paupières avec malposition des cils qui viennent frotter contre la cornée (trichiasis) provoquant une irritation chronique et enfin une opacification de la cornée à l’origine d’une baisse d’acuité visuelle définitive.
Traiter les complications ophtalmologiques des toxidermies médicamenteuses
- Le traitement de l’ophtalmologiste à la phase aiguë vise à protéger la surface oculaire grâce à l’instillation fréquente de larmes artificielles et de pommade cicatrisante à la vitamine A. La prévention de la formation du symblépharon se fait par l’interposition d’un anneau de symblépharon entre les paupières et le globe oculaire, ainsi que l’ablation régulière des brides qui se forment.
- À la phase de séquelles, l’utilisation de lentilles sclérales perméables aux gaz permet de diminuer les douleurs et la photophobie, tout en améliorant significativement la vision et de la qualité de vie des patients. Au cas par cas on pourra proposer : un collyre à la ciclosporine, la désobstruction des points lacrymaux, la destruction de cils trichiasiques ou encore la greffe de membrane amniotique…
Les médicaments pourvoyeurs de toxidermies médicamenteuses
- Les médicaments les plus souvent incriminés dans les toxidermies sont : l’Allopurinol, les Sulfamides anti-bactériens, la Névirapine, les anti-épileptiques de la famille des amines aromatiques (Carbamazépine, Oxcarbazépine, Phénobarbital, Phénytoïne), la Lamotrigine, les anti-inflammatoires non stéroïdiens de la famille des oxicams, les inhibiteurs de la pompe à protons.
Conclusion
- Tous confondus, les effets secondaires des médicaments restent relativement rares. La problématique de leur prise en charge réside dans la difficulté d’en maîtriser les différents paramètres. Certains sont plus visibles que d’autres, plus prévisibles que d’autres ou plus graves que d’autres, alors que les médicaments en cause sont souvent indispensables.
- Les effets secondaires les plus fréquents sont souvent bénins et n’empêchent généralement pas la poursuite du traitement, si le bénéfice est plus important que la gêne occasionnée par le médicament.
- Les effets secondaires les plus sérieux sont en général connus à l’avance. Une surveillance ophtalmologique est alors généralement planifiée, surtout pour les cas où les premiers signes ne sont pas ressentis par le patient. Lorsqu’ils surviennent en cours de traitement, l’ophtalmologiste suggérera d’adapter la posologie ou d’arrêter le traitement pour une autre option thérapeutique.
- Dans de rares cas, malgré la surveillance, certaines complications peuvent survenir de façon inattendue, comme le glaucome aigu par fermeture de l’angle ou une toxidermie médicamenteuse sévère. Le patient doit avoir reçu au préalable une information sur ces risques, ainsi que la conduite à tenir en cas d’urgence.
- Dans tous les cas, il est important de faire part du moindre symptôme à l’ophtalmologiste ou de le consulter rapidement afin d’obtenir un conseil avisé.
24 commentaires
merlin
Je prends du lithium depuis 25 ans.
Depuis un an et demi jmes yeux sont allergiques aux sprays de coiffeur. Depuis 6 mois j’alterne conjonctivites, kératites et sensations de gêne surtout nocturnes.
J’y vois une interraction avec le lithium.
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Dr Ludovic N'KOSI
Bonjour,
Difficile de l’affirmer sans arrêter totalement le Lithium et voir ce qui se passe. Mais au vu des indications habituelles de ce traitement, le rapport bénéfice/risque penche largement en faveur de la poursuite du lithium et du traitement local de votre irritation oculaire.
REY Christine
Bonjour,
Je viens d’arrêter (depuis trois jours) l’anafranil que je prenais depuis cinq ans après plusieurs dépressions récidivantes car je suis à présent totalement guérie. Cependant, je souffre depuis deux ans d’une sécheresse oculaire jugée sévère par les différents ophtalmologues que j’ai consultés et contre laquelle aucun collyre ne s’est montré efficace.
Dans combien de temps puis-je attendre une amélioration réelle de mes problèmes de sécheresse oculaire compte-tenu de la durée de mon traitement antidépresseur ?
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Dr Ludovic N'KOSI
Bonjour,
les problèmes de sécheresse oculaire sont souvent multi-factoriels. Ils ne s’expliquent que rarement par la SEULE PRISE d’un médicament. Néanmoins, les effets du médicament devraient être totalement réversibles en un mois maximum. En cas de persistance de la sécheresse, il conviendra de rechercher d’autres facteurs.
Ciaola
Je prends du aripiprazole (neuroleptique) qui m’a fait une photophobie très forte sensibilité à la lumière, fais je retrouver ma vue d’avant après arrêt du traitement ou est ce irréversible d’après vous ? Merci
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Dr Ludovic N'KOSI
Bonjour,
les effets ophtalmologiques des neuroleptiques sont réversibles à l’arrêt du traitement
Sylvie89
Bonjour, le temesta me provoque très rapidement de l’irritation constante aux yeux avec sécheresse ou larmoiement. Au bout de 2 jours d’arrêt cela se calme de suite. Qu’en pensez-vous ?
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Dr Hugo Bourdon
Bonjour,
Il s’agit malheureusement d’un effet secondaire rare mais connu des benzodiazépines. L’utilisation de substituts lacrymaux permet généralement de calmer la gêne.
Bien cordialement
CHARPENTIER Marie
bonjour ! suite à une opération de la cataracte, j’ai un oedeme à l’oeil droit (vision floue) et en plus sécheresse occulaire. J’ai consulté au CHU, on m’a prescrit des gouttes de chibro cadron et indocollyre. 1 goutte de chaque 3 fois par jour, et des gouttes pour la sécheresse occulaire. On m’a dit d’en mettre aussi dans l’autre oeil… et j’ai l’impression que ma vision devient floue aussi à cet oeil. Est-ce normal ? Dois-je continuer à en mettre dans ce dernier. Par contre aucune amélioration à l’oeil droit au bout de 6 jours de traitement. Est-ce normal ? je suis très angoissée, j’ai peur de perdre la vision, et ça me fatigue beaucoup. Peut être faut il attendre encore pour voir un amélioration.n ne m’a rien dit. On m’a donné un rendez vous pour dans un mois (3 semaines maintenant). j’oublie on m’a ausi prescrit du Diffu-K 600 mg 1 matin et 1 soir, ainsi que du Diamox 250 mf 1/2 comprimé 3 fois par jour. Merci pour votre éventuelle réponse. Cordialement.
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Dr Hugo Bourdon
Bonjour,
A la vue des traitements et de la description, vous souffrez d’une œdème maculaire post opératoire dit Irvin Gass.
Impossible cependant de réaliser le moindre avis éclairé et fiable sans consultation et examen. Si les explications sur les traitements et notamment leur latéralité vous semblent imprécises, nous ne pouvons que vous recommander un avis à distance de l’ophtalmologue vous ayant pris en charge ou au besoin une nouvelle consultation.
Bien cordialement
DEYME
Bonjour,
Merci pour cet article très détaillé.
Qu’en est il des principes actifs des crèmes pour le visage ?
Je suis atteinte de neige visuelle dont la cause est inconnue et je m’interroge sur ces produits.
Cordialement,
Christelle
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Dr Hugo Bourdon
Bonjour,
Le syndrome de neige visuelle a une physiopathologie mal connue mais probablement d’origine serotoninergique.
Aucune crème pour le visage ne semble donc interagir avec le syndrome de neige visuelle. Les antidépresseurs inhibiteurs du relargage de la sérotonine sont les seuls médicaments probablement déclencheurs de syndrome de neige visuelle.
Bien cordialement
Tino
Bonjour,
Svp mon souffre d’une sécheresse oculaire depuis 1an.
L’ophtalmologue traitant parle d’une allergie et nous prescrits des produits (collyres et Primalan) mais depuis il n’y toujours pas d’amélioratio; pire il y a maintenant un anneau (cercle) gris qui se forme tout autour du noir de l’œil je ne sais pas trop ce que sait mais si éventuellement vous avez une idée… n’hésitez pas. On va encore consulter l’ophtalmologue voir mais je ne voudrais plus qu’il me parle encore d’allergie. Puisque depuis tout ce temps c’est tjrs la même chose qu’il le dit…que ça va passer
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Dr Hugo Bourdon
Bonjour, difficile de réaliser un tel diagnostic à distance alors que 2 confrères peinnent à stabiliser la maladie de votre fils. Chez l’enfant, les dysfonctions des glandes de meibomus et la conjonctivite vernale sont les 2 principales causes de sécheresse oculaire sévère / résistante. Une évaluation spécialisée est cependant souhaitable afin de poser un tel diagnostic.
hub37
Bonjour Docteur,
Plein de bravos pour votre article.
Et contre le mal aux yeux épisodique depuis 70 ans de mon petit bout de cœur sans prise d’aucun médicament, que conseillez-vous ?
Bien admirativement.
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Dr Ludovic N'KOSI
Bonjour, vous pouvez dans un premier temps, essayer n’importe quelle larme artificielle en cas de douleur intermittente. En cas d’inefficacité, consultez un ophtalmologiste.
Bien à vous
christelle
Bonjour j’ai également des problèmes de sécheresse oculaire qui m’empêcher de vivre , c’est le cas de la dire .
Je pense que cela est du à un médicament qui s’appelle Laroxyl que j’ai du prendre à cause d’accident de lumbalgie pour résoudre justement ce problème de douleur . Le problème et que j’ai eut ma première sécheresse oculaire qui est arrivé à l’arrêt de celui ci et mais secondaire période de sécheresse oculaire qui me dure toujours après encore l’arrêt de Laroxyl suite à 2 eme accident .
Le problème et que jh’esite a reprendre du laroxyl car il m’est arrivé un 3eme accident et mes douleurs sont vraiment insupportables . Pensez vous que cela puisse aggravé ma sécheresse oculaire , ou bien ce qu’il a pu m’arrive et une simple coïncide et que laroxyl n’a aucune impact sur la sécheresse oculaire . Si Laroxyl est responsable de la sécheresse oculaire pourquoi les effets de partent pas au moment de l’arrêt de la prise de laroxyl ? merci
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Dr Ludovic N'KOSI
Bonjour,
la sécheresse oculaire est souvent le résultat de plusieurs mécanismes assez complexes qui altèrent la surface oculaire. Il est difficile d’attribuer votre sécheresse oculaire à la seule prise du médicament: cette sécheresse est probablement multifactoriel. Je vous conseille de continuer à prendre votre médicament si c’est le seul qui est efficace contre vos douleurs, et de consulter un ophtalmologiste pour le traitement de votre sécheresse oculaire. La sécheresse oculaire est une affection chronique, qui en général, nécessite un traitement au long cours.
Yaël
Bonjour
Je prends du largactil ( un psychotrope) depuis 10 ans. J’ai une forte myopie qui évolué ces 10 dernières années de -6 à-8,5. Sachant que le largactil peut provoquer des troubles de l’accommodation, est-ce lié ?
Les complications oculaires me font peur. Dois-je changer de traitement ? Je songe à en parler à mon psychiatre.
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Marie Seminel
Les psychotropes peuvent occasionner des troubles accomodatifs, variables selon votre age et donc de votre reserve accomodative. Il est preferable que vous consultiez afin de realisiez un examen avec refraction pour tout dabord authentifier une reelle progression myopique et si besoin en determiner la cause.
Bien cordialement,
Dr Seminel
Anna
Bonjour, je suis sous traitement monoprost avec 21 de tension. On m’a prescrit un 2ème traitement BRIMONIDINE qui entraîne baisse de tension artérielle et sécheresse occulaire. Suis-je obligée de prendre ce 2ème traitement ? Avec 24 de tension l’ophtalmologiste de ma petite-fille 19 ans ne lui prescrit pour l’instant aucun traitement.
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Dr Ludovic N'KOSI
Bonjour,
la prise en charge du glaucome est de l’hypertonie oculaire est complexe. La pression intra oculaire est un argument important, mais pas le seul pour décider. Discutez-en avec votre ophtalmologiste, car il détient tous les éléments importants de votre dossier.
Bien à vous
Cynthia
Bonjour, je suis sous protopic suite à ce qui semble une poussée d’eczéma / dermatite atopique allergique. Les paupières et contours de mes yeux sont très rouge et irrités. Quand j’ai consulté mon médecin généraliste, je lui ai dit que cela me brûlait à l’extérieur et intérieur. Il a regardé mes yeux mais ne m’a pas donné de gouttes, juste de l’antishitaminique et du protopic à mettre en petite quantité sur les paupières. Aujourd’hui un de mes yeux me brûle toujours, et est rouge. Dois-je poursuivre le protopic ? Dois-je consulter en urgence ou à voir dans quelques jours ? Merci
Voir les réponses
Marie Seminel
Bonjour,
le protopic traite l’eczema cutané sur la partie palpébrale mais l’oeil peut également présenter une conjonctivite allergique qu’il faut traiter par lavages, collyres anti allergiques et larmes artificielles.
Il faut idéalement un examen ophtalmologique, sans urgence.